SHAKA PONK

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Après plusieurs années d’absence, 2023 marquait le grand retour de Shaka Ponk. Des shows de pure énergie, punk et rock n’roll et qui prend date au Puy-en-Velay le vendredi 19 juillet 2024. Cette fois, ne les ratez sous aucun prétexte car ce sera… THE FINAL FUCKED UP TOUR !

Le 8ème album de Shaka Ponk n’a pas de titre. Il se contente des initiales S.P. entrelacées en un symbole un peu ésotérique. Et d’une photo de pochette qui en résume l’esprit : radical, offensif, sans concession, non négociable. Un titre n’aurait rien ajouté, plutôt dilué. Ce disque refuse l’artifice, refuse de jouer le jeu des convenances, des connivences et des routines du divertissement. Ce sont dix chansons pour rompre le statu quo et redonner au rock son insolence, sa colère, sa liberté.

Il a été écrit dans un moment particulier où tout est remis en question, où consommer, s’informer, s’exprimer, être gouverné, aimer et vivre sont reconsidérés à l’aune des crises multiples qui bouleversent notre quotidien. Ce n’est ni un manifeste, ni un pamphlet, pas même un bras d’honneur. C’est une réaction de survie. Voilà dix chansons qui se rebiffent, choisissent l’électrochoc à l’anesthésie, crient au scandale, hurlent à la vie, à la liberté et à l’espérance.

Shaka Ponk ne veut surtout pas être l’orchestre du Titanic qui continuait à jouer des airs lénifiants alors que le bateau sombrait. Il ne veut être ni complice du naufrage, ni indifférent à son inéluctabilité. Il n’entend pas se réfugier dans une quelconque dystopie pour tempérer son angoisse. Inutile de l’anticiper, le désastre est déjà là. Il est climatique, il est sanitaire, culturel, économique, démocratique et surtout humain. Il asphyxie, inonde, brûle, confine, pousse des milliers de gens dans la pauvreté et d’autres à risquer leurs vies sur des radeaux de fortune.

« Le déni dans lequel on vit est l’une des raisons pour lesquelles on a fait Shaka Ponk au début explique Frah. Tout est fait pour ne rien remettre en question, pour ne pas penser. Quand la pandémie est arrivée il y a eu une cassure, une division, une perte de sens, une hystérie collective et médiatique. Le covid a ajouté une couche au mille feuilles des aberrations humaines. Ça nous a amené dans un endroit que l’on ne connaissait pas. On s’est retrouvé à ne plus parler que de ça. On n’écrivait plus de chanson, on ne faisait plus de musique, plus de vidéo, plus de scénographies. On est resté comme ça, sévèrement ébranlé, à discuter en boucle du fonctionnement de la société dans laquelle on vit et du déni qui l’autorise à s’effondrer chaque jour un peu plus. »